J'écoute : Feist, MGMT, Cure, Terence Trent d'Arby, Youssou N'Dour, Tasmin Archer
Je lis : Belle du Seigneur et un bouquin sur les façades des immeubles parisiens
Je mange : n'importe quoi, n'importe quand : il est beau le résultat !
Je bois : du thé
Je cite : "il est temps d'aller aux toilettes"
(mis à jour mercredi 20 août 2008 à 23:03)

21/03/2007

21/03/07 - 21:47

Hein, quoi, qu'est-ce que tu dis ? (Susan attitude 2)




Je suis souvent en retard le matin au travail. Je ne m'en vante pas, mais j'ai du mal à combattre un naturel paresseux qui ne me facilite pas la tâche pour m'extirper de mon lit aussi rapidement qu'il le faudrait. Mais je crois avoir trouvé une bonne raison d'arriver à l'heure désormais, voire en avance.
Je surgis ainsi ce matin dans l'air froid hors du métro dans un état d'éveil proche de celui d'un zombie qui a pris une cuite la veille au soir (ce qui au demeurant n'est pas le cas et quelqu'un ici peut en témoigner !^^), quand je sens que quelqu'un me talonne. Ca m'agace, et je décide d'avancer plus vite, puis je décide soudain de ralentir, mes jambes refusant de se soumettre à un effort trop violent alors que tout mon corps (et mon cerveau, ce qui est très important ici) croit qu'il est encore l'heure de dormir. Je relentis donc pour me rendre compte que celui qui me talonne est un collègue de bureau assez honni, mais qui m'aime bien. Je dois donc supporter son pas accéléré et le suivre, car il s'agit quand même d'un de mes supérieurs, puisqu'il semble visiblement stressé par le fait d'avoir une minute trente de retard (ce qui pour moi ne s'appelle pas être en retard, mais en avance, puisqu'en moyenne, j'arrive toujours avec un bon quart d'heure en retard quotidiennement à mon travail). A cette allure forcenée heureusement, enfin, car les platitudes que nous finissons par échanger sur le temps me hérissent déjà le poil (que j'ai abondant), nous arrivons à notre cher travail. Je pense enfin m'être débarrassé de lui et pouvoir m'esquiver par les escaliers (que seuls les employés subalternes comme moi prennent-mais ce n'est pas grave, car presque tout le monde est subalterne dans ma boîte), quand il me propose de prendre l'ascenseur avec lui.
Et là, il me regarde après avoir appelé l'appareil et me dit :
- Comme ça, on va vraiment pouvoir faire l'amour.
Je me fige. Pendant une micro seconde qui dure des heures, j'ai la totale Susan attitude.
Quoi, un collègue honni veut me coincer dans l'ascenseur que personne ou presque ne prend jamais pour m'y faire l'amour ?
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGHHHHHHH ! Au secours ! Suis-je catapulté sur Mars à la vitesse de la lumière ? Avant que mon cerveau embrumé ne s'élève au dessus du brouillard qui règne dans ma tête, je passe de la stupeur la plus totale à l'angoisse, tout en étant un peu intrigué. Un collègue qui me propose de faire l'amour dans l'ascenseur ? Dommage qu'il ne fasse pas partie de ma "hotlist" de collègues. Hum. Et là, j'émerge et je comprends la phrase qu'il m'a dite :
- Comme ça, on va vraiment pouvoir être à la bourre.
...
- Bonjour, comment ça va ? T'est tout rouge !
- Oui, c'est le froid, fait vraiment froid c'matin !

Plus JAMAIS je n'arriverai en retard au travail. C'est promis. ^^

commentaires

21/03/07 - 22:00

roooo j'aimerais bien que la bombe sexuelle de mo netage me dise ca :p (bon avec deux etages a monter ca va pas etre facile :p)

21/03/07 - 22:58

"T'es tout rouge"...

(rapport avec le rouge à lèvres?) ^^

22/03/07 - 10:05

Je compatis. J'ai un collègue mignon comme tout avec lequel il m'est arrivé de bosser ponctuellement. Un jour il me fait reprendre un boulot. Je râle et il me dit "Arrête. T'adore que je te baise"... avant de devenir tout rouge aussi car il voulait dire autre chose et avait fait un joli lapsus. Ma mémoire franchant, je ne me rappelle plus la phrase exacte... mais j'ai fantasmé sur cet hétéro un instant !...
...Bon d'accord... Pas qu'un instant... Et pas que cette fois ;)

Note : ça ne m'empêche pas d'arriver toujours en retard. Certains peuvent en témoigner ;)

22/03/07 - 10:42

Moi j'habite au 6ième étage, avec ascenseur, mais jamais le papi octogénaire à l'anus artificiel du 3ième ne m'a fait pareille proposition... Petit conseil, MonsieurT, le mot bourre et par extension le verbe bourrer ne sont pas incompatibles avec ce que vous pensiez avoir entendu : méfiez-vous de ce collègue, je le soupçonne d'aimer les poils...

22/03/07 - 13:52

C'est vrai que vous avez du poil en abondance... ^^

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